jeudi 1 avril 2010

le voili, le voilà,

Ca faitt un moment que j'avais envie de vous faire partager une autre écriture que la mienne... j'ai donc demandé à Sabrina un bout de réflexion... je lui ai laissé le champ libre, n'est mis aucun sujet, aucune restriction.
Voilà donc "La croisée des chemins"



C'est la vie... J'ai entendu cette phrase il y a peu et depuis je me demande comment une phrase si courte, si simple et si courante peut se révéler si tranchante, si philosophique et si vide ?


Tu as échoué à ton examen ? C'est la vie

Tu as perdu ton travail à cause de la crise économique ? C'est la vie !

L'amour te tourne le dos ? C'est la vie !

Tu as épousé ton meilleur ami d'enfance, vous avez eu 3 enfants, un chien, une maison en banlieue, un monospace et un crédit sur 20 ans ? C'est la vie !

Tu viens d'avoir un bébé ? C'est la vie !

Tu t'es pris un arbre en faisant de la crazy carpet sur le Mont-Royal ? C'est la vie !

Tu perds de vue les gens que tu apprécies car tu pars ou car ils partent ? C'est la vie !


Je pourrais continuer encore longtemps car les exemples sont nombreux. On peut remarquer que la tendance est d'utiliser cette sentence pour contrer un fait négatif (ce n'est pas une vérité générale... je n'ai pas dit qu'une naissance est négative... quoique... ;) ). C'est l'argument imparable vu qu'on ne peut rien répliquer après ces quelques mots car oui, effectivement, la définition même de "vie" est le monde qui nous entoure et avec lequel nous entrons en interaction. Tout est vie... même la mort !


L'argument imparable me semble bien paradoxal !! Si un coup du sort ou un événement particulier doit être accepté car c'est la vie, pourquoi son contraire ne pourrait pas lui aussi être la vie ? Il l'est définitivement !


Il me parait bien légitime dans ce cas de m'insurger contre ce fatalisme primaire... Parfois, ce n'est pas la vie, c'est juste la conséquence de choix personnels et il faut aussi savoir l'admettre ! 


Nos existences sont remplies de rencontres, de partages, d'échanges et de séparations. Les chemins se croisent, se longent et s'éloignent plus ou moins intensément et plus ou moins rapidement.

Quand j'entends à ce sujet que "c'est la vie", je continue de croire naïvement, en bonne idéaliste que je suis, que ce n'est pas inéluctable, que c'est finalement "voulu" (même si c'est inconscient) et que, par conséquent, il semble logique :

1. d'être triste de voir s'éloigner les gens qu'on aime !
2. de ne pas arriver à se consoler en imaginant que "C'est la vie" !
3. de vouloir lutter contre cet éloignement (je ne parle pas ici d'éloignement physique mais moral) si ON LE DÉCIDE !!!


Pourtant, est-ce qu'il ne serait pas plus intelligent de manier avec dextérité l'art du détachement ? Accepter un départ est facile puisque c'est la vie... Cette "simplicité" est-elle à privilégier ? Encore une question dont j'ignore la réponse. Je papillonne de l'un à l'autre ne sachant que choisir... Être moi trop de coeur ou être moi sans coeur ? J'ai bien peur que tous ces chemins ne mènent finalement qu'à des blessures (dans un cas de la désillusion et dans l'autre de la frustration) ! Peut-être qu'à trop réfléchir sur les relations humaines, on en oublie l'essentiel : être soi en dépit des autres !


Pour terminer, à défaut d'avoir pu résoudre mon problème de relations, je vais soumettre une réponse alternative à "C'est la vie" dans un autre cas en rappelant que "si l'amour te tourne le dos, mets lui la main aux fesses" !
Moi il m'a fait pas mal réagir.
Et vous, ca vous interpelle???

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